En Fr
  • 1.

    La ville sensuelle

    Dans la continuité de la réflexion que nous avons menée sur les projets urbains sur lesquels nous avons travaillé, chaque situation urbaine est pour nous l’occasion d’explorer une démarche conceptuelle qui prend pour base la place de l’homme dans la ville de demain. Les modes actuels -et prochains- de déplacement, d’habiter, de travail, de consommation sont les points de départ de notre approche. Créer un cadre à la diversité et à l’évolution des usages, et l’inscrire dans une géographie et une histoire, est le préalable à toute formalisation. Il s’agit de remplacer l’urbanisme de géométrie par un urbanisme d’atmosphères, de matérialités, de contexte, mêlant architecture et paysage ; mobiliser les technologies de pointe pour créer une ville sensuelle.

    La Ville Sensuelle est un projet qui répond à la question urgente de ce que doit être l’urbanisme aujourd’hui. La culture urbaine dans laquelle l’homme s’est installé au 20ème siècle prend en effet une ampleur nouvelle. Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans des villes, proportion qui n’a de cesse de croître et qui entraîne des problèmes de fonctionnement à une échelle jamais vue jusqu’alors, et met en péril non seulement les ressources de notre planète mais aussi la vie collective dans la cité.
    En Europe il s’agit de dépasser le modèle de la ville historique, et porter un œil neuf sur la périphérie comme véritable paysage urbain contemporain. Ailleurs dans le monde, plusieurs cités géantes, au-delà de dix millions d’habitants, se déploient sur tous les continents. Au 21ème siècle, des centaines de millions d’habitants vont ainsi vivre dans le seul univers urbain, un univers artificiel dont la technologie sera l’omniprésente raison d’être. La ville moderniste, faisant la part belle aux infrastructures et au zoning, déploie son architecture banale et internationale aux quatre coins de la planète et fabrique à la chaîne des mondes urbains sans qualité. Ailleurs c’est la nostalgie qui l’emporte. La ville en France, n’échappe pas à la remise en cause. Chaque nouveau projet est donc une opportunité pour innover et être exemplaire La réflexion sur la Ville Sensuelle est de rendre possible une autre approche. Une approche où la technique n’est pas une fin en soi et ne s’impose pas. Au contraire, en se perfectionnant elle se rend invisible, s’efface, et permet à l’homme de vivre la ville comme un paysage construit, proposant une expérience sensorielle complète. Une ville qui n’est pas seulement performante du point de vue du développement durable, mais qui est le lieu où le plaisir de vivre ensemble renoue avec l’histoire de la cité comme lieu fondateur de la civilisation. Une ville qui pour cela doit s’ancrer dans la culture, le climat, la géographie.

    • 1.1.

      Le débat

    • 1.2.

      Propositions

      • 1.2.1.

        MINDWALKS

      • 1.2.2.

        LA GARE SENSUELLE

        T X T

        L’emprise de la gare sur la ville est appelée à s’étendre davantage, la gare s’imposant de nouveau comme un repère urbain. La gare sensuelle est le laboratoire de l’urbanité contemporaine, le lieu où s’expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et de fabriquer le Grand Paris de demain. Nous voulons aller vers une gestion efficace des temps urbains. L’établissement d’un vaste réseau de transport en commun ne va pas seulement renforcer l’accessibilité des territoires en assurant un meilleur maillage. Il va radicalement reconfigurer la silhouette temporelle de la métropole parisienne.  Le Grand Paris des mobilités est celui qui aiguise le sens visuel, qui renouvelle la perception de l’environnement quotidien et ré enchante le paysage. C’est pourquoi nous sommes convaincus que la question du plaisir visuel doit être au cœur de l’approche qualitative de l’espace.Pour ses usagers, la gare apparait comme un espace capacitaire, répondant aux attentes des modes de vies très divers. Elle devient un espace d’information central sur l’activité culturelle, sportive et sociale des territoires, riches de ressources et d’opportunités. L’urbanité numérique ne doit pas se traduire  par une dématérialisation du rapport à l’espace, par un désintérêt pour la gare comme lieu matériel. Elle s’exprime au contraire par le besoin d’espace physique, par la volonté de rehausser les qualités sensibles des lieux d’accueil par l’usage de ses technologies. L’implantation de la dimension interactive dans l’architecture en modifiera la perception et l’expérience.

        Nous choisissons de mettre l’accent sur la dimension sensuelle des gares du Grand Paris : leur aura, l’émotion qu’elles suscitent, l’empreinte qu’elles laissent dans l’esprit, le récit qu’elles racontent. Pour nous, l’architecture et le design ne renvoient pas exclusivement à des choses mais à des ambiances partagées. Au-delà de l’espace bâti et des équipements des gares, il s’agit aussi de mettre en forme la lumière et les sons afin de créer un climat accueillant, rassurant, agréable.

        I M G
        V I D
      • 1.2.3.

        PAVILLON FRANCE EXPO 2010

      • 1.2.4.

        BELLE MEDITERRANÉE

      • 1.2.5.

        LES VILLES INVISIBLES

    • 1.3.

      Films

    • 1.4.

      Conférences

  • 2.

    Climat

  • 3.

    Paysages construits

  • 4.

    Au bord de l’eau

  • 5.

    Dans le ciel

  • 6.

    Mouvement et équilibre

  • 7.

    La nuit

  • 8.

    Matière des villes

  • 9.

    Actualités

  • 10.

    Informations

  • 11.

    Index